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   & abcd'air
   
2002 / 2005
   édité par abcd'air
 
Une thalasso sur la Mer Morte en Israël !

Il y a plusieurs hôtels à EN BOKEK et NEVEH ZOHAR
ce sont deux petites villes champignons uniquement dédiées à la thalasso
installés sur les plages de la Mer Morte
à proximité de sites israéliens majeurs
la forteresse de Massada
le kibbutz d'En Guedi
les désert du Néguev de Faran et de Judée
la Mer Rouge à Eilat
le Mitzpe Ramon (le cratère de Ramon)
les routes de la soie empruntées par les Nabatéens qui ont laissé les ruines majeures d'Avdat et de Mampshit ...

Une fois en Israël trois solutions ...

EN BOKEK est extrêmement bien déservi par les bus normalement verts du réseau national EGGED (l'équivalent des célèbres GREYHOUND américains ou JETT jordaniens)
Il y a très peu de trains en Israël, juste quelques banlieusards autour de Tel Aviv
Le bus est une excellente façon de visiter le pays, mais peut-être peu compatible avec le confort d'une thalasso ...

La plupart des hôtels organisent en minibus ou taxi votre transfert de l'aéroport
mais alors vous êtes coincé à En Bokek à moins d'utiliser le bus (pas forcément évident au quotidien) de seulement quitter la ville à pieds (de très jolies ballades pas loin mais faites attention aux léopards) ou de réserver un guide (indispensable) pour quelques virées dans les déserts ... si vous voulez descendre à Eilat, monter à Massada, aller dîner chez Pninna à Neot Hakikar, une voiture est préférable ...

Un guide ? attention ! j'ai le meilleur !
Alfonso dit Le Suisse
téléphone et fax 972 / 8-637.27.49
mobile 972-51-32.09.30

Il y a une troisième solution : louer une voiture à l'aéroport
dans ce cas-là, essayez d'atterrir à Ovda ou Eilat pour éviter la dense circulation de Tel Aviv et les détours constants autour de Jérusalem

Ma sélection de restaurants à EN BOKEK

l'hôtel Crown Plaza (que je vous conseille amicalement d'éviter soigneusement) a deux restos : un pas bon et un très bon qui plus est original même si pas très local, c'est le GIRAFFE NOODLES BAR qui propose des nouilles asiatiques préparées devant vous dans un wok enflammé
vous pouvez les accompagner de bons vins d'Israël, il y en a toute une sélection
l es nouilles sont aromatisées et épicées : il y a plusieurs recettes à la carte qui sont toutes excellentes et de très bons sorbets pour digérer
les vins israéliens sont très réputés (je trouve à tort) : à part quelques exceptions même s'ils sont bons c'est sans plus
les meilleurs vins du coin sont les vins palestiniens de Bethléem comme le Crémizan ou les vins Jordaniens, le Mount Nebo et surtout le Jordan Valley

dans la série bistrot de plage, le KAPULSKY (08/6584-382) que vous aurez un peu de mal à reconnaître vu que l'enseigne est en hébreu : il est au coin du second bâtiment du centre commercial (celui qui suit la galerie couverte) il met des tables sous la petite véranda et propose à l'intérieur tout un tas de gâteaux dans une longue vitrine réfrigérée
vous aurez une jolie vue sur la plage et sur la mer morte, terrasse, salle climatisée, excellentes salades, très bonnes pâtes, délicieux gâteaux, grand choix de vins israëliens ...

Ma sélection de restaurants à côté d'EN BOKEK

Dans le moshav de Neot HaKikar, en dessous du premier bassin de la Mer Morte (à quinze minutes en voiture d'En Bokek, plein sud), le Coffe Shop et Restaurant de Pninna, qui parle français (07/6555107). Elle vous sert, accompagné de salades et de tout un tas d'entrées locales, un excellent poisson, un Saint-Pierre du Nil aromatisé et grillé, élevé par son mari en bassins, à quelques encablures des plages de la Mer Morte : il faut absolument aller manger, non seulement c'est très bon, et forcément très frais, l'ambiance est conviviale, de type table d'hôtes, et tous les deux sont très gentils, vous pouvez demander à visiter l'élevage (plus de 100.000 poissons), qui a un petit côté X Files, perdu au milieu du désert ... Vous pouvez aussi loger au moshav, dans des chambres ou des appartements chez l'habitants ...


Toutes les chaînes internationales et nationales d'hôtels
sont représentées à EN BOKEK et NEVEH ZOHAR
un NOVOTEL avec un centre THALASSA mais aussi un GOLDEN TULIP ou un HYATT ...

outre le Novotel je vous conseille le HOD : petit, familial, chaleureux, pécuniairement abordable et très bien équipé, il dispose d'un centre de soins intégré très complet et surtout, d'un accès direct à la mer avec plage privée
l 'accès direct à la mer à plusieurs avantages dont celui d'offrir une vue exceptionnelle sur la Mer Morte et les collines Jordaniennes qui font face à Israël
la chaleur de l'hôtel HOD contraste avec ses voisins, hôtels souvent de chaînes renommées parfois sans personnalité
l'hôtel HOD a un centre de thalasso intégré (jacuzzi, sauna, massages, soins de beauté), une superbe piscine extérieure (et une intérieure), un bar et un resto, une boîte de nuit, et surtout, surtout, disais-je, une plage privée et une vue constante sur la mer morte, ce qui pas forcément le cas des autres ! en plus le patron parle français
Il y a également un hôtel HOD à Tibérias sur la Lac de Tibériade qui s'appelle aussi la Mer de Galilée.

Voici la liste des hôtels présents à EN BOKEK ou à NEVE ZOHAR sa voisine immédiate
le NIRVANA
le TSELL-HARIM
le HYATT
le LOT
le ROYAL
le DEAD SEA GARDENS

Autre possibilité, moins onéreuse : le kibboutz ... je vous propose alors le kibboutz d'EN GUEDI
pour vous loger, vous balader, vous baigner ... des bungalows à tous les prix, un superbe jardin botanique, un parc naturel somptueux tout plein d'hyrax et une plage aménagée (vestiaires, douches, buvette), ce qui est indispensable : une douche est obligatoire à la sortie de la Mer Morte à cause du sel.

Il existe également une centrale de réservations nationale qui propose (en anglais)
des chambres ou des appartements pour touristes dans 65 kibboutz à travers le pays
, mais les kibboutz (en anglais, kibbutz)
vous pouvez aussi aller y travailler

c'est probablement la meilleure façon de s'y intégrer (bon, 'faut aimer travailler).

Il y a encore une possibilité (je vous gâte)
les chambres d'hôtes des moshav NEOT HAKIKAR et EIN TAMAR
un kibboutz est une communauté alors qu'un moshav est une coopérative
je vous en donne la liste, je ne les ai pas toutes testées :
Fata Morgana vous accueille sous tentes, ambiance un peu baba pas très confortable mais très chaleureux (053/445747) Malka Harkom (08/6557975) Keydar (051/320190) Noam Venofesh et ses appartements (08/6551230, 058/991143) Tamar Village (08/6579593, 052/744661)
Si vous retenez cette opportunité, il vous faudra une voiture !

Dernière possibilité : les auberges de jeunesse
!
il y en a une aux pieds du télé-féérique de Massada qui vous emmène sur la forteresse (vous pouvez aussi monter à pieds : une heure de marche déconseillée en été et si vous voulez monter il est conseillé de partir avant l'aube), un peu paumée au milieu de rien, mais très bien déservie par les autobus de EGGED, Il y a aussi une auberge de jeunesse coquette et fleurie au milieu d'un désert lunaire à EN GUEDI, pas loin du kibboutz, à côté de la réserve naturelle qu'il gère, surveille et entretient, avec un arrêt de bus sur le perron et la plage de l'autre côté de la route

Si vous voulez faire une recherche plus précise, le mieux est de consulter
la page ISRAËL de l'annuaire de pierre-brice.net

d'utiliser un annuaire israélien
ou carrément les pages jaunes israéliennes



J'ai écrit deux articles sur la région pour le mensuel Gazoline
retrouvez-les ci-dessous
d'abord le second (novembre 2002)
puis le premier (janvier 2001)


Il y a deux ans, vous vous en souvenez sûrement, je vous parlais d’EILAT, au sud d’ISRAËL, au bord de la MER ROUGE, je m’étais baladé dans le coin, je viens d’y retourner. Vous pensez que c’est malin, que c’est pas franchement le moment d’aller là-bas : pourquoi il ne teste pas plutôt tranquillement les petits restos de la frontière pakistano-indienne ? Vous avez tort.

ISRAËL n’est pas un très grand pays, mais assez quand même pour placer EILAT, toujours aussi tranquille sous le soleil, à plus de 350 kilomètres de TEL-AVIV.
Et sans vouloir faire d’humour noir, sachez que la destination est moins chère qu’elle ne l’a été, affichée partout en promotion. Vous passez une semaine dans un Palace à EILAT ou à EN BOKEK, la station thalasso de la Mer Morte, pour pas plus cher qu’en VENDÉE, vol AR compris, et je n’ai rien, bien au contraire, contre la VENDÉE.

Appelez
l’Office de Tourisme d’ISRAËL à PARIS (01.42.61.85.84), il vous donnera les coordonnées des tour-opérateurs les plus intéressants.

EILAT est particulièrement bien située pour qui veut visiter le sud du pays, composé essentiellement des
somptueux déserts du Néguev de Faran et de Judée, pour qui veut plonger dans la Mer Rouge, avec bouteilles ou tuba, ou même avec le sous-marin Jacqueline, nager avec des dauphins sauvages, ce qui reste un très grand moment. C’est la spécialité du Dolphin Reef.
Vous pouvez aussi, rassurez-vous, y aller juste pour admirer les dauphins, en profitant de la plage privée (payante), pour y manger ou pour vous relaxer dans de superbes piscines cachées sous les arbres. Vous y rencontrerez Joker, le chien qui joue avec les dauphins, et Salomon, le chat qui leur pique leur poisson.

Une fois à EILAT, deux solutions : palace, piscine, resto de palace, c’est un choix, ou désert, dauphins et désert, c’est un rêve ! Si vous ne retenez pas la première solution, évitez même d’y manger, c’est objectivement moyen, souvent très européanisé … Je vous ai donné quelques adresses, la dernière fois, pour bien manger, elles sont toujours d’actualité, en voici quelques autres :
le
JACKNIS, fréquenté par les autochtones (pas besoin de connaître l’adresse, dites seulement JACKNIS, c’est au MOLE CENTER), la tente de Youssouf le bédouin, sur la route qui va au DOLPHIN REEF, ou le palais du Roi Denis, temple de la daurade, élevée sur place et grillée sitôt pêchée (la rue, en dehors de la ville, n’a pas de nom, mais tous connaissent le DENIS KINGDOM).

Pour le désert, il vous faut absolument un guide, pour le découvrir en jeep, en randonneur averti ou juste avisé, en amoureux de la nature, de la faune, nombreuse, de la flore, plus diversifiée qu’on ne le croit, des nuits à la belle étoile, du thé à la menthe au coucher du soleil, de la table chez l’habitant …

Un guide ? Vous me connaissez, j’ai le meilleur à vous proposer, forcément !
Alfonso dit le Suisse, francophone, bédouin, baroudeur, archéologue, historien, géologue et cuisinier, amoureux des casquettes et des corbeaux, qu’il peut regarder voler des heures (les corbeaux). Il peut organiser absolument tout ce que vous voulez, trekking, balades, bivouacs, pour tous les prix, tous les niveaux, excursions à MASSADA, n’importe où dans le désert, pour un jour, deux, trois ou plus, au bord de la Mer Morte, ou alors, à MITZPE RAMON.

Et à
MITZPE RAMON, il y a le Makhtesh Ramon, le cratère de Ramon. Comment vous dire ? on n’est pas loin d’EILAT, deux heures de route en LAND ROVER, on n’est pas loin, et on est sur la lune, c’est un cratère, un trou béant de roches flamboyantes, un cratère lunaire, gigantesque, aride, un paysage inconnu, déroutant, impossible à raconter, à peindre ou à photographier autrement qu’avec les yeux, un truc pour lequel on n’est pas préparé, d’une beauté féroce, sauvage, dans lequel Alfonso chemine aussi paisiblement que dans son jardin (qui donne de très bonnes dates), à la rencontre des bouquetins, léopards, hyrax, onagres, des vautours, des gazelles et des bédouins, qui ont toujours un thé sur le feu (vous pouvez dormir chez eux, ou camper, pour trois fois rien).
La route des épices traversait jadis le site, elle était empruntée par les caravanes nabatéennes, comme en témoignent les vestiges de
MAMPSHIT ou d’AVDAT : elles partaient d’OMAN chargées d’épices et de parfums destinés aux Romains, elles rejoignaient le port de GAZA, en passant par EILAT ou PÉTRA.
De tous temps, ce désert a été habité, les forts romains succèdent aux caravansérails. Et ce n’est pas un petit désert : dans la classification des déserts (- de 200 mm de pluie par an), il est classé désert extrême, ça veut dire qu’il y pleut moins de 25 mm par an, pourtant, si on dénombre 1 ou 2 morts chaque année à cause du soleil, ils sont sept ou huit à mourir noyés, parce que, quand il pleut, il pleut. Les oueds charrient des torrents de pierres, de cailloux et de boues, qui font chavirer les plus aguerris.

Vous arrivez enfin à
MASSADA, sur les rives de la Mer Morte, une forteresse à priori inexpugnable, immortalisée par Hollywood. Ne regardez pas, avant de partir, le film avec Peter O’Toole : Alfonso est aussi un admirable conteur qui vous fera revivre le siège de la forteresse, la vie de ses habitants, l’arrivée des zélés zélotes, les délires d’Hérode le diplomate, le siège de Flavius Sylva.

À deux pas de MASSADA, au
moshav de NEOT HAKIKAR, la table d’hôtes de Pnina (08/655.51.07), dont le mari élève des poissons, plus de 100.000 en plein désert (demandez-lui la grimace que font ses poissons quand ils sont heureux), et le kibboutz d’EN GUEDI, dont vous pouvez visiter le jardin botanique, huit mille sortes de plantes et d’arbres, mille espèces de cactus, et la réserve naturelle, vous pourrez vous baigner dans la Mer Morte (les baignades sauvages sont interdites et fortement déconseillées, le sel attaque la peau de celui qui ne se douche pas aussitôt sorti), vous pouvez aussi y loger pour pas cher dans d’excellentes conditions au milieu d’un paysage hallucinant, qui ne cesse pas de changer de couleur (il y a même une auberge de jeunesse, comme il y en a une également aux pieds de MASSADA et à MITZPE RAMON).

Un moshav ? un kibboutz ? on va faire simple : un moshav, c’est une coopérative, un kibboutz, c’est une communauté.

Tout à côté d’EN GUEDI également,
la station de thalasso d’EN BOKEK, avec sa ribambelle d’hôtels de chaînes et de luxe, souvent tristes, chers et impersonnels, mais hyper confortables, comme le HYATT ou le NOVOTEL, et aussi, modeste, discret, avec piscines et accès direct à une plage privée, le bijou de chez bijou, le meilleur rapport qualité / prix dans une ambiance familiale, le HOD, dont le patron parle français ! Vous pourrez vous balader tout autour d’EN BOKEK et de sa voisine EN GUEDI, sur des sentiers balisés, en faisant attention aux léopards. Une thalasso sur la Mer Morte permet de découvrir tranquillement les environs jusqu’à la Mer Rouge, et de lire son journal assis dans la Mer la plus salée du monde. Sachez que vous pouvez aussi visiter ISRAEL en bus, les fameux EGGED verts, loger seulement en kibboutz, en auberge de jeunesse ou chez l’habitant.
Shalom !

paru dans Gazoline 85 de novembre 2002
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline

Mon premier article sur la région paru dans le mensuel Gazoline
(janvier 2001)


Si tous les chemins mènent à Rome, tous les Sentiers mèneront bientôt à Eilat, au Sud d’Israël, coincée entre l’Égypte et la Jordanie. Eilat n’est pas une belle ville, plutôt une bête station balnéaire. Ses seuls charmes sont le désert qui l’entoure, la Mer Rouge qui la borde, et le climat qui l’ensoleille : il ne tombe que 20 mm de pluie par an, la température ne descend que très rarement en dessous de 20° ! Pour découvrir Israël, Eilat est même le style de ville touristique que je vous conseille presque d’éviter. Sauf que, sauf que … Il faut avouer qu’Eilat a un certain charme. C’est parfois pas mal de pouvoir se traîner sous un soleil assuré, sans réfléchir, avec un bon bouquin, de l’hôtel à la plage, de ramper jusqu’à l’apéro, d’ouvrir un œil pour manger avant d’aller faire la sieste pour être en forme à la piscine …

Le tout dans un cadre paradisiaque,
face aux montagnes de Jordanie, rouges et roses le matin, bleues quand le soleil décline, aux confins des déserts du Néguev et du Sinaï, au bord la mythique Mer Rouge ! Cette douceur de vivre un peu tropézienne ne se déguste qu’hors saison.

Des hordes de touristes du monde entier envahissent dès que commencent les vacances les minuscules plages de cette ville champignon née à la fin d’une guerre au milieu des cailloux. Et il faut bien les occuper. L’enfer commence. Eilat est une ville où l’on bulle en boîte et au soleil, une sorte d’Ibiza moyen-oriental en moins déglingué et en plus dépaysant. Des hôtels luxueux ont poussé comme à Las Vegas. Des attractions sont nées, où le pire côtoie souvent le meilleur.

Pareil pour les restaurants : je vous conseille de préférer, aux couverts parfois plus joliment dressés des restos qui se la jouent " bonne table ",
Pedro ou le Shipoudai d’Eilat, pour les meilleurs houmous et kabab du monde des houmous et des kabab, à des prix dérisoires.Vous pouvez aussi sans crainte vous attabler au Gulf Restaurant, pour le Jerusalem Mixed Grill, au Lido pour les couscous (et pourquoi pas ?), la local meal au Fischerman House (ambiance cantoche pour poissons, salades et local meal à volonté) ou à la Blue Beach, pour les falafel et les shawarma.

La Blue Beach, comme son nom l’indique, c’est une plage, une plage bleue. Elle est en centre ville, aux pieds du Sheraton, vous pouvez pour pas cher (moins cher qu’ailleurs pour plus de temps et de sourires) y louer un transat, y boire un coup, à table ou les pieds dans l’eau, et y manger (excellent, très copieux et service sympa).
Dans l’ensemble, se nourrir n’est pas cher si on se met à la nourriture locale dans des restos locaux, ce que je vous conseille vivement.
Surtout, ne ratez pas le vin israélien, très prometteur : une mention spéciale pour le Teshbi blanc (un Sauvignon), qui fait aussi un honorable champagne, et l’Efrat rouge, un Cabernet Sauvignon avec 10 % de Merlot. Et si vous voulez communiquer avec un internaute sympa et polyglotte, envoyez en anglais un p’tit mot au libraire international BJ’s Books du Tourist Center (
désolé : il n'existe plus).

Le mieux pour ne pas que buller (chacun son truc, mais ce serait dommage de ne pas visiter ce pays superbe), c’est de louer une voiture pour au moins deux jours, et plus si affinités : tous les loueurs internationaux sont présents ou représentés. Mon conseil : réservez de France en dollars américains via la centrale de réservation internationale, pour éviter la fluctuation des tarifs locaux.

Un jour tout entier sera réservé au
somptueux Parc Naturel de Timna, dans le désert du Néguev (avec des randos de 15 minutes à quatre heures, pour les amateurs, des couleurs de rochers à vous scotcher dans les virages, et un oasis où se restaurer). Un autre jour vous permettra de monter prendre un bain dans la Mer Morte. Comptez trois heures et demi de route, et respectez les limitations, les flics sont vicieux et efficaces, équipés de radars à l’américaine, ils vous flashent de profil et vous poursuivent toutes sirènes hurlantes, comme les shérifs du Texas. Plusieurs escales s’imposent (imaginez, d’une traite, trois cent kilomètres à 90 km/heure sur une route parfaitement rectiligne bordée de rochers !). La majestueuse forteresse de Massada est incontournable, pour son point de vue exceptionnel sur la Mer Morte et sur le désert, le kibboutz d’Ein Tamar, pour la luxuriance de sa végétation, et le Kilomètre 101 de Ketura Junction, à 89 km d’Eilat et 101 de Taba, la frontière égyptienne où commence la route ... Le kilomètre 101, c’est un étonnant bar resto de bord de route, géré par une colonie de pakistanais venus en famille (du Pakistan, évidemment) avec un tigre, un python de huit mètres, pour se recréer un petit bout de vers chez eux (c'est rigolo : j'ai appris plus tard qu'ils ne sont pas du tout pakistanais, je vous en dis plus bientôt).

La Mer Morte est coupée, on va dire, en deux parties, la plus petite et la moins intéressante, très industrielle ou urbanisée, avec les stations thermales chicos d’En Bokek et de Neveh Zohar, très agréables pour les amateurs de Thalasso et de farniente. Pour vous y baigner (même moi, avec ce que je bouffe, je flotte !), visez, dans la seconde partie, la plus grande, la plage du kibboutz d’En Guedi (évitez le centre thermal, espèce de pavillon glauque à pleurer, avec un resto infect, style asile d’incurable à la Soljenitsyne ou à la Buzzati).
Vous pouvez aussi dormir et manger au kibboutz. ‘Faites gaffe, pour la petite histoire, au parking de la plage : pour vous garer à l’ombre, s’il en reste, vous devez faire tout le tour d’un parc grand comme celui d’Auchan.
En bon Français, vous repérez le sens interdit qui vous permet de piquer la dernière place sous les arbres. Faute ! Les sens interdits des parkings sont équipés de grilles anti-agressions qui vous déchirent les deux pneus si vous les prenez à rebrousse-poil. Et au milieu du désert, vous vous trouvez soudain très con.

Au niveau du meilleur des attractions d’Eilat, je vous propose sans hésitation,
le Dolphin Reef, pour plonger sans risque, quel que soit votre niveau, avec des dauphins sauvages (quarante minutes d’inoubliable plongée à six mètres de profondeur !). Le Dolphin Reef s’est surtout fait connaître en faisant plonger des autistes et des handicapés moteur, installés dans une sorte de fauteuil de plongée. Dites-vous que le soleil, le Parc Timna et le Dolphin Reef à eux seuls valent le voyage.

Pour l’
Observatoire sous-marin, c’est plus compliqué. Le sous-marin jaune Jacqueline vous emmène sur le récif de corail pendant près de quarante-cinq minutes à soixante mètres de profondeur, c’est une balade enthousiasmante. L’Observatoire en lui-même vous permet d’admirer le récif et ses habitants multicolores d’une salle ronde comme un OVNI située à six mètres en dessous des vagues, à laquelle vous accédez par des escaliers en colimaçon. Mais il faut que le touriste consomme, alors on en rajoute, et le cinéma qui bouge pour vous foutre les jetons est pitoyablement mauvais, les aquariums à requins, où de pauvres bestioles ménopausées, rachitiques et dépressives, s’emmerdent dans des pédiluves tristes à pleurer, sont à éviter absolument. Bizarrement, la bijouterie située à la sortie est d’un excellent rapport qualité-prix. Retenez votre épouse, ou sortez votre Visa : les perles et leurs montures sont c’est vrai très belles et souvent originales.

Avant de quitter la France, consultez l'excellent site Internet de l’Office de Tourisme d’ISRAËL à PARIS, ou appelez-le : il vous enverra la liste de tous les tour operator. Citons tout de même Accor Tour, mon préféré, qui vous logera au Mercure Mirage, situé en centre ville, sobre et confortable comme un Mercure, et très éloigné du faste kitch des Palaces. La pharmacie d’en face est tenue par une dame qui parle parfaitement le français, ça peut être bon à savoir. Attention !

L’aéroport international d’Eilat est à une heure de route en car, et il n’y a pas de car. Ne faites pas le malin, prenez obligatoirement le supplément " transfert à l’hôtel ", ou changez d’avion à Tel-Aviv, pour arriver à l’aéroport d’Eilat Centre Ville. Une semaine en Israël telle que je vous la raconte vous coûtera de 1.500 € à 2.500 € (tout compris pour deux personnes). Shalom et bonnes plongées !


paru dans Gazoline 64 de janvier 2001
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline



 

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L'aéroport d'OVDA est à 110 km d'EILAT et à peu près 200 km de la Mer Morte. La route traverse le désert du Néguev. Il y a un aéroport à EILAT centre-ville qui accueille surtout des vols intérieurs. Pour rejoindre la Mer Morte, c'est simple, c'est tout droit, le long de la Vallée de l'Harava et de la frontière jordanienne

louez votre voiture au meilleur prix à l'aéroport dès l'arrivée !
Ce serait en effet dommage de ne pas visiter la région ! et faites attention aux forces de police disséminées sur le parcours : la limitation de vitesse n'est pas théorique même en plein désert !


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La forteresse de MASSADA, le kibbutz d'EN GUEDI, le désert du NÉGUEV, de FARAN et de JUDÉE, la Mer Rouge à EILAT, le MITZPE RAMON, les routes de la soie empruntées par les nabatéens, qui ont laissé les ruines majeures d'AVDAT et de MAMPSHIT ... bientôt développés !

un Novotel très confortable vous attend à En Bokek et il y a plusieurs Mercure très chouettes un peu partout en Israël avec une mention spéciale pour celui d'Eilat qui a pour avantage d'être un peu en retrait des plages Las Végas

hotels

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