Genève souffre de son
image austère de ville triste pour vieux banquiers, les
vins suisses sont inconnus ou moqués, deux injustices quil
me faut réparer en vous emmenant, en février, sur
les rives du Leman
Je vous propose de me suivre pour une
petite escapade raffinée dont vous me donnerez des nouvelles
! Nous logerons dans un palace, lHôtel du Rhône,
cinq étoiles de centre ville, qui appartient à lexcellentissime
chaîne Mandarin Oriental. Nous dînerons et déjeunerons
dans ses restaurants, le gastronomique Neptune et le sympathique
Rafaël, brasserie de son état, mais brasserie exceptionnelle,
avant darpenter la vieille ville et de se pâmer devant
les vitrines des bijoutiers, joailliers et autres horlogers. Vous
pouvez emmener votre épouse pour le week-end : les magasins
sont presque tous fermés le samedi après-midi. Nous
irons déguster des filets de perche à la terrasse
du Grand Lac de la place Plantamour, et savourer jusquà
plus faim ces méconnus vins suisses, juste à côté
de lHôtel, chez le meilleur caviste de Genève,
La Cité des Vins dEmmanuel Heydens, qui déploie
ses bouteilles autour dune table dhôtes ! Prenez
votre agenda, bloquez vous un des ponts de mai, vous ne le regretterez
pas ! Une thalasso en Formule 1, ça ne le fait pas, Genève
en Auberge de Jeunesse, cest trop décalé pour
être honnête : à chaque étape son niveau
de découverte, Genève sera luxe, nous serons fous,
nous serons happy few !
Je me lance dans la protection
des espèces en voie de disparition, je fais ma Brigitte
Bardot en moins facho : pas question (je suis frileux) de partir
faire du bouche-à-bouche aux bébés phoques,
moi, je vais sauver les mots ! On va en sortir quelques-uns du
mouroir dans lequel ils sennuient : faites passer ! ils
sont surlignés dans le texte, utilisez-les, écrivez-les,
répétez-les, faites la chaîne de lespoir
pour que ces mots perdus soient adoptés, et remerciez Bernard
Pivot de nous les avoir remis en tête.
Bernard Pivot : 100 mots à sauver chez Albin Michel (12
euros)
Mon métier fait de moi un chemineau.
Sitôt rentré dune badauderie,
le soir à la brune,
du brimborion
plein ma valise, je repars derechef,
souvent dès potron-minet
: il faut dire que je suis un journaliste matutinal,
abonné aux premiers vols du matin. Lavion est mon
habituelle patache.
Cest un taf vachement bath,
dont je suis toqué,
mais ma nénette apprécie
moyen : tu vas encore aller faire ton flambard
en racontant des billevesées
à des gourgandines
! Elle me réduit à quia.
Je vois moult pays, je mesbaudis,
cest vrai, je me livre souvent à ribote,
mais de vie de famille, macache
! Hier, au septentrion,
je visitais la Suède. Ce matin, je pars pour Genève.
Il me faut dabord rejoindre Roissy : pour me donner du courage,
je hurle à tue-tête dans mon automobile une goualante
dont la turlutaine
me squatte les neurones depuis que ma radio sest réveillée
avec.
Sil y a bien une ville où il est agréable
de se balader sans raison, cest Genève, la méconnue
ville aux champs. Cette ville, où je me rends de temps
en temps, métonne et mépate à
chaque fois : quil vente ou que le soleil brille, il est
toujours agréable de se balader dans les jardins sous les
fortifs,
faire la promenade des Bastions pour écouter les citoyens
babillards,
monter place du Bourg du Four saluer Clémence et Clémentine,
longer le Lac pour croiser, aux Bains des Pâquis (une piscine
chic en plain air qui flotte sur le Lac), des péronnelles
dans leurs plus beaux atours,
au bras de jouvenceaux
ou de béjaunes
qui potinent
en pétunant
: Genève est aussi la capitale du cigare, et ce ne sont
pas des carabistouilles.
Les perles du Lac, ce sont les perches, les filets de perche :
on en trouve dans absolument tous les restaurants, bistrots ou
brasseries, certifiés " du Lac ", sauf que bon,
la plupart viennent en vrai du Nil ou dIsraël (plusieurs
kibboutz ou moshav les élèvent par milliers dans
des bassins futuristes, au beau milieu du Néguev ou du
désert de Judée).
Il faut quitter la ville et sattabler sur la tonnelle du
restaurant Port Saladin à Bellevue, pour en avoir à
coup sûr des vrais, tout frais pêchés. On accompagne
ses filets de perche avec le Perlant, un vin blanc de chasselas
servi aussi en pichet.
Bellevue abrite larche
de Pierre Challandes, une sorte de zoo-refuge pour animaux
abandonnés, ou maltraités : je ne vous parle pas
de chiens ou de chats, mais de renards, de lynx, des pumas qui
ont tourné dans lOurs ou de Manoir, la panthère
de la pub pour la peinture, que son dresseur a bien failli laisser
crever une fois la pub tournée. Le zoo se visite gratuitement
tous les matins, les soigneurs qui passent vous font caresser
les ratons laveurs ou Gudule le perroquet. Étonnant !
Une autre escapade qui mérite le détour, tout à
côté de Genève, cest Carouge, à
larchitecture sarde du XVIIIè siècle, aux
jardins tapis derrières les austères façades,
aux nombreux artisans et artistes : à ne pas rater, le
brunch ou le déjeuner à base de tartes salées
au CALM.
Il existe un moyen très original de visiter Genève
: en tram, les jours normaux avec un tram normal, mais le week-end
de temps en temps avec le tram bleu en bois, mis au rebut en 1970
par l'ancienne compagnie genevoise des tramways électriques,
après plus de 30 ans de bons et loyaux services sur les
lignes urbaines et vicinales de la ville, sauvé et restauré
par une association. Un exemple de balade du samedi (aux alentours
de 400 euros tout compris) ? Départ de lhôtel
pour Carouge, visite des jardins secrets et des cours intérieures,
rencontre avec les artisans, dégustation des vins de la
région, repas dans une des plus anciennes brasseries de
Genève, visite de Genève (en tram) shopping dîner
gastronomique et Genève by night au champagne servi à
bord !
Et puis Genève, ses parcs, son Lac, ses perches, daccord,
mais il y a aussi et surtout ses vins ! Les vins genevois en étonneront
plus dun, surtout les Gamay et les Chardonnay de Stéphane
Gros, mais aussi les blancs rouges et rosés du Domaine
des Mollards à Russin (dont la fête des vendanges
est incontournable), ou le Domaine de la Donzelle à Dardagny
Jai encore plein de choses à vous raconter sur Genève,
la ville aux champs, mais ce sera pour une autre fois : vous savez
quoi ? On en reparlera, il ny a pas le feu ou lac. Bonnes
routes, ou bien.
Carnet d'adresses
Il y a peu dhôtels pas chers à Genève,
où la vie, en règle générale, nest
pas bon marché. Jjai bien aimé les
établissements Manotel, idéalement situés,
au rapport qualité prix acceptable et au service irréprochable,
surtout le Kipling, à la déco très jungle
(je vous mets le lien en ligne). Javais adoré l'Hôtel
du Rhône (voir ci-dessous) de la châine de Grand
Luxe Mandarin
Oriental mais jétais invité, sinon, même
mon AmEx aurait défailli.
Le Port Saladin, 338 route de Lausanne à Bellevue (022/774.18.00)
CALM (comme à la maison). 36, rue Ancienne, Carouge (022/301.22.20),
il y a un autre CALM place Longemalle en plein centre de Genève
Café du Marché ou La Bourse, place du Marché
à Carouge
Des Brasseries à Genève : Bagatelle le Café
du Centre et le Pied
de Cochon
Illico
Travel, pour les week-end en tram
bleu et pour Carouge (022/792.65.80)
Office
de tourisme de Genève (022/909.70.00)
paru le 22 octobre
2004 dans le Gazoline 106 de novembre 2004
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline
Visitez
Genève en tram bleu !
on peut vous servir l'apéro ou carrément un buffet
dans ce tram bleu construit au tout début du XXème
siècle et mis au rebut en 1970 par l'ancienne compagnie
genevoise des tramways électriques (CGTE) après
plus de trente ans de bons et loyaux services sur les lignes urbaines
et vicinales de la ville : trente jours avant sa démolition
programmée en décembre 1997 l'Association du Tram
70 a pu le sauver et le restaurer ce véhicule historique.
Aujourd'hui, le Tram Bleu circule à nouveau pour de nouvelles
aventures sur le réseau genevois avec les trams réguliers
des TPG et ceux de l'
Association genevoise du musée des tramways (AGMT)
pour plus d'infos
les
transports publics genevois
la
compagnie générale de navigation sur le lac Léman
Genève
inédite en Tram Bleu
des Week-ends de découverte clé en main en Tram
Bleu ! un magnifique tram restauré des années trente
: histoire, culture et gastronomie, shopping et détente.
Informations
et réservations
cette prestation est née d'un collaboration entre l'association
qui gère le Tram Bleu et l'agence
de voyages suisse Illico Travel
un exemple de balade du samedi : départ de lHôtel
Manotel Auteuil en Tram Bleu pour Carouge (cité sarde du
XVIIIème siècle). Visite des jardins secrets et
des cours intérieures, rencontre avec les artisans : horlogers,
relieurs, souffleurs de verre, tisserands. Départ en Tram
Bleu pour le centre ville et dégustation des vins de la
région. Repas à la Brasserie La Bagatelle (une des
plus anciennes brasseries de Genève remise au goût
du jour). Départ en tram pour les organisations internationales
(visite guidée de lONU et du Musée de la Croix
Rouge. Temps libre pour le shopping et la détente avant
de reprendre le Tram pour un dîner gastronomique au Lion
dOr de Carouge, le plus ancien restaurant de la cité
Sarde (300 ans). Ensuite " Genève by night "
et champagne servi à bord .
vous
recherchez un billet d'avion pour Genève ?
mon article sur le Parc
Pierre Challandes dans 30 Millions d'Amis
mon article paru en 2002 dans GAZOLINE
Tout commence par un pont, construit pour enjamber le
Rhône qui bouillonne et
s'étrangle en quittant le
Lac Leman, après soixante-douze
kilomètres de vie commune. C'était alors le seul
pont de la région, qui évitait de contourner le
Lac ou de descendre jusqu'à Lyon. Les marchands et les
voyageurs découvraient Genève
à la faveur d'un pont, je vous propose de faire de même,
vous en avez trois au mois de mai, un en avril, plus toutes vos
ertétés accumulées que vous allez vous faire
sucrer, alors, pourquoi vous priver d'un week-end raffiné
? À chaque balade son collier, me répète
mon coquet cocker, à chaque escapade son hôtel, à
chaque ville son poinçon : Genève s'accommodera
mal d'un hôtel de bas étage, elle ne vous ouvrira
les bras que si vous savez l'emballer, soyons fous, soyons happy
few.
L'élégante Genève s'emballe par exemple sans
problèmes à l'Hôtel
du Rhône, maillon en or
de la chaîne de palaces Mandarin Oriental, qui s'étire
en plein centre ville, sur les berges du Rhône naissant,
d'où son nom, à quelques dizaines de mètres
de la gare, du Lac, du centre commerçant et de la Vieille
Ville. Si l'Hôtel est un peu cher, le TGV, par contre, est
en constante promo, vous trouverez facilement des aller-retour
à 500 F. au départ de Paris, tarif mini l'été
et tarif Séduction pour un week-end sur place. Le voyage
ne dure que 3 heures 40, à peine le temps d'oublier ses
soucis laissés sur le quai.
L'Hôtel du Rhône
est un cinq étoiles qui les mérite amplement,
il pense à tout pour que ses clients se sentent bien, le
service est irréprochable, la propreté étincelante,
le confort optimum, l'accès au centre fitness, au sauna
et aux UV, gratuit, la chambre hollywoodienne, la salle de bain
en marbre, les peignoirs et les serviettes toujours chauds, les
lits douillets ... C'est vrai, c'est pas donné, mais le
luxe cosy de l'hôtel participera à la réussite
de votre séjour. Au rez-de-chaussée de l'Hôtel,
un bar et deux restaurants, le gastronomique Neptune, pour dîner,
et le Rafaël, plus modeste, mais tout est relatif, pour déjeuner.
Les cartes des deux sont conséquentes et originales, les
plats joliment présentés, le service parfait, efficace,
souriant et discret. La première surprise viendra du sommelier
du Neptune, qui anime une carte
d'étonnants vins suisses.
Je vous conseille d'ailleurs de vous y mettre dès l'apéritif,
en commandant un Gewurztraminer
genevois de Dardagny, épicé
à souhait, qui vous laissera baba.
Le baba genevois est assez connu, c'est un amateur de bonnes bouteilles,
on le retrouve souvent tout à côté de l'hôtel,
chez Emmanuel
Heydens, jeune et talentueux
sommelier qui vient d'ouvrir La
Cité des Vins, enivrante
boutique nologique qui se savoure comme un musée.
Plus de 220 whisky, une bonne centaine de vins suisses, principalement
de Genève et du Valais, une cave de grands crus et de vins
biologiques, sans oublier les eaux-de-vie aux goûts d'ailleurs
de la distillerie Metté
de Ribeauvillé (à
l'ail, au poivre, à l'arabica, au sureau, au basilic ...
ça ne vaut pas le sorbier du papa d'Angélique, mais
vous, vous n'y avez pas droit !). Huit cent références
de vin sur 400 mètres carrés, de quoi ravir les
yeux et les papilles les plus exercées ! Les vins suisses
sont peu connus ? Emmanuel Heydens
et sa jeune équipe de sommeliers organisent des cours et
des dégustations dans leur
école du goût, quelques convives autour
d'une table d'hôtes, d'un
produit ou d'un thème culinaire, d'un apéritif avec
collation (six vins différents, assiette de viande séchée
et de fromage), d'un repas complet (huit vins) ou d'un buffet
campagnard (une vingtaine de vins pour une soirée de trois
heures). C'est une bonne façon d'occuper agréablement
le week-end !
Que faire à Genève,
sinon boire et manger ? Des tas de choses ! Genève est
une ville riche aussi en patrimoine, une ville où il fait
bon se promener, et l'Office de Tourisme se fera un plaisir de
vous renseigner. D'abord, bien sûr, il faut se
balader dans la Vieille Ville,
prendre un verre place du Bourg
de Four, à la terrasse
de La Clémence,
qui tire son nom de la plus ancienne cloche de la Cathédrale
Saint-Pierre, descendre
Place Neuve pour suivre la promenade
des bastions, faire une partie
d'échecs ou de dames avec des pions géants
qui passent la nuit à l'air libre et ne sont jamais piqués,
ou s'asseoir en terrasse et regarder les joueurs. Il faut acheter
des cigares chez Rhein, rue du
Mont-Blanc, de l'autre côté du Lac, à l'orée
d'une des principales rues commerçantes.
(ce restaurant n'existe
plus) Tout à côté, une parfaite brasserie
pour déguster de succulents filets de perche, spécialités
lemanesque, Le Grand Lac, avec terrasse et vins suisses (de 100
à 150 FF. par personne).
En remontant vers l'hôtel, place
des Bergues, le kilomètre zéro de Genève,
le tableau des acheminements (507 kilomètres de Paris par
Dijon) et des altitudes. Il faut passer le samedi
après-midi aux pieds de la vieille ville pour magasiner
rue du Rhône, rue du Marché
et rue de la Croix d'Or.
Il faut rêver devant les vitrines des bijoutiers, joailliers
et autres horlogers. Des dalles de couleurs diverses forment des
dessins sur le trottoir, elles ne sont pas là seulement
pour décorer : de vieux plans retrouvés au fond
de vieux grimoires dans de vieux coffres leur permettent de rappeler
les contours des anciennes maisons et des remparts depuis longtemps
disparus. Place Mollard,
on peut déjeuner au Café
du Centre, typique rendez-vous
genevois. Vous avez peur de vous ennuyer, le soir ? Il y a à
Genève une bonne trentaine de boîtes de nuit et de
discothèques, vous pouvez
aussi boire un verre en musique, par exemple Chez Arthur, rue
du Rhône, ou au Sous Marin, rue Guillaume Tell. Dimanche,
écoutez les concerts
de carillon de la Cathédrale
et profitez vers 17 heures du concert classique à l'église
Saint-Germain.
Genève ne serait rien
ou presque sans le Lac qu'elle
s'est approprié et appelle en toute amitié Lac de
Genève. Il faut dire que Genève a la vieille ville
entre deux rives : avec ses 4 kilomètres de frontière
suisse et ses 120 kilomètres de frontière française,
elle ne sait plus vraiment si elle est suisse, française
ou juste genevoise, ce qu'elle a été jusqu'en 1815.
C'est sûrement ce qui donne à Genève son cachet,
son caractère et son identité.
Il faut donc à Genève
se promener sur le Lac, de préférence
en bateau, style bateau mouches, plusieurs compagnies étalent
alors leurs pancartes sur les quais, ou pour se déplacer,
visiter la France et la Suisse, comme par exemple le
village médiéval d'Yvoire
ou la ville de Montreux.
Étape raffinée, luxueuse et dépaysante à
trois heures et demi de Paris : vous hésitez, ou bien ?
Allez-y vite mais sans vous presser, il n'y a pas le feu au Lac
! Bonnes perches !
Tourisme rural dans les vignobles
de Genève
Le canton de Genève est l'Alsace
de la Suisse ! 41 vignerons y cultivent 20 cépages différents,
un record pour un si petit territoire !
Déjà Calvin percevait une partie de son salaire
en vin, pendant que d'autres s'énervent de travailler en
vain : être payé en Rosé des Riceys, en Fleurie
ou en Gewurztraminer de Dardagny, je veux bien. Les vins genevois
sont les premiers en Suisse à avoir bénéficié
d'une appellation d'origine contrôlée, il y en a
maintenant 32. Procurez-vous le
Guide Genevois des Vignerons et Encaveurs Indépendants
(022/754.17.04), pour partir à la découverte
des vignes qui encerclent la ville, par exemple sur le sentier
pédestre de Bernex Allez déjeuner au Restaurant
de la Ferme de Jussy (022/759.14.66), pour déguster une
merveille, le foie gras poêlé aux fèves de
cacao, les moins intrépides trouveront leur bonheur à
la carte ! Vous pouvez aussi loger dans les vignes, demandez à
l'Office de Tourisme qu'il vous envoie le Guide du Tourisme Rural
à Genève, des gîtes, des fermes avec ou sans
repas, (de 140 FF. par personne la nuit avec petit déjeuner
à 180 F. pour un gîte de une à six personnes),
avec ou sans dégustation, visite de l'exploitation, table
d'hôtes ...
paru le 21 février
2002 dans le Gazoline 77 de mars 2002
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline
version intégrale de l'article publié, qui a été
partiellement ré-écrit par la rédaction
la Fête de l'Escalade
commémore la dernière
tentative de la Savoie pour transformer Genève en capitale
des Alpes du Nord : le duc Charles-Emmanuel de Savoie a attaqué
Genève par surprise dans la nuit du 11 décembre
1602 avec plus de 2000 hommes qui ont tenté descalader
les murs de la ville à laide déchelles,
toute la population les a combattus dont la Mère Royaume
qui a renversé une énorme marmite de soupe chaude
sur les assaillants. A partir de ce jour, lEscalade est
devenue le signe de lindépendance genevoise et la
fête nationale de Genève. Le dimanche à la
tombée de la nuit un cortège emmené par la
Compagnie de 1602 réunit aux flambeaux près
de 1000 participants à travers les rues sombres de la Vieille-Ville
et sachève par un feu de joie dans la cour St-Pierre
L'Office
de Tourisme propose des forfaits pour la Fête de l'Escalade
(à partir de 60 €) comprenant
- logement en chambre double ou individuelle, avec bain ou douche
- petit-déjeuner, TVA, taxes et service
- visite guidée de la vieille ville dune durée
de 2 heures
- carnets de bons offrant divers privilèges et réductions
Réservations et informations en
ligne ou par
e-mail
la
Course de l'Escalade
organisée chaque année en décembre elle
attire plus de 20.000 coureurs de 7 à 77 ans : les athlètes
de classe internationale courent à côté des
amateurs. Un programme spécifique est prévu pour
chaque catégorie. Au cours de l'après-midi, des
courses sont programmées pour les enfants, les femmes et
les hommes de tous âges et de tous niveaux. Organisée
à la fin de la journée "La Marmite" permet
à chacun de courir à son rythme dans les rues de
la vieille ville, vêtu au gré de sa fantaisie. D'année
en année, c'est à qui inventera le costume le plus
spectaculaire. Certains sont très classiques (sorcières,
dragons, squelettes
), tandis que d'autres évoquent
des événements récents, locaux ou internationaux
La Coupe de Noël toujours
en décembre : plus
de 600 nageurs et nageuses viennent de toute la Suisse pour braver
les eaux hivernales du Léman (ouvert à tous les
concurrents à partir de 13 ans)
Marché
International de Noël
de fin novembre au 24 décembre le marché de Noël
de Genève installe ses échoppes place de la Fusterie
dans un village de Noël et ses ravissants petits chalets.
En même temps la patinoire de Noël s'installe place
du Rhône (jusqu'à fin février)
Concours
hippique International
l'élite internationale des cavaliers et des chevaux se
réunit à Genève tous les ans en décembre
pour l'unique étape helvétique du circuit de la
Coupe du monde dans la plus vaste arène hippique indoor
qui soit
le
Salon International de l'Automobile
organisé chaque année en mars au Palais
des Expositions de Genève le Salon international de
lautomobile de Genève est reconnu par lOrganisation
Internationale des Constructeurs Automobiles (OICA) comme
la seule exposition annuelle en Europe