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pierre-brice sur la Costa del Sol et à Barcelone


Je viens de m’offrir une petite escapade sur la
Costa Brava. Aux pas bons en géo, on rappellera que la Costa Brava s’étend en gros de la frontière française, style en dessous de Perpignan, à juste en dessous de Gérone, un peu moins de cent kilomètres au nord de Barcelone. Vous ne pensiez pas me croiser là-bas ? Rassurez-vous, mon aversion pour les plages bétonnées surpeuplées ne mollit pas avec l’âge, mais, mais, mais, comme d’hab’, en s’éloignant un peu des sentiers battus pour musarder, bien guidé et hors saison, on trouve des endroits sympas presque partout, comme ici le village médiéval de Perratalada (pierre tranchée), plus tranquille et plus authentique que son voisin Valls, qui est aussi beaucoup plus touristique. On trouve à Perratalada d’excellents restaurants, dont le Can Nau, avec des charcuteries en entrée, ou la traditionnelle escaixada, sorte de carpaccio de morue typiquement catalan.
À propos de catalans, attention ! Les indigènes se considèrent souvent plus comme des catalans que comme des castillans (les espagnols), et c’est pas plus mal pour nous, francophones : le catalan ressemble au français, on se comprend bien. Mais le repas n’est pas terminé : suivent sur la table du Can Nau des plats mijotés dans des plats en terre, à base de poulet ou de porc , le pied de porc aux gros haricots et les oreilles de porc sont à se taper la couenne par terre, pareil pour les desserts (postres). À Perratalada, il y a aussi des hôtels, deux ont retenu mon attention : l’ Hôtel restaurant El Pati (972.63.40.69), dans un havre de verdure et de paix avec piscine, et le Castell de Peratallada, grand luxe étoilé (972.634.021).

On peut de Perratalada faire un saut à
La Bisbal, capitale locale des céramiques et des antiquités, pour y trouver de tout, du meilleur au plus affreux via le plus rigolo, pour trouver aussi d’excellents petits gâteaux, par exemple chez Joan Casademont, sous les arcades (les Voltes). Les pets de nonnes locaux y ont une forme bien plus suggestive que par chez nous, les graupera se marient parfaitement avec le vin doux Garnatxa, sorte de muscat plus épicé et moins doux, qui tire à 15 °. La région produit un très honnête vin de pays dit de l’Emporda (catalan) ou de l’Ampurdan (castillan), rouge ou rosé, de cépage Grenache et Carignan, ou, pour les blancs, Macabeo et Grenache qui donnent un excellent blanc de blanc, le fameux Moscatel.

Sur la route, faites une pause à l’Antic Centre, entre Vulpellac et Palamos, 19 brocanteurs étalés sur 3.500 mètres carrés. Toujours sur la même route, plus bas, en bord de mer, le petit port de Palafrugell (calella de Palafrugell) a gardé son charme authentique, tout comme les vieux quartiers de
Gérone (Girona). Évidemment, si vous migrez bravement cet été sur la Costa, vous ferez un saut à Barcelone, une des plus belles villes du monde dont je pourrais vous parler des heures durant, mon problème serait de faire court !

A Barcelone, on marche, on prend
une glace dans un Farggi, le Häagen Dazs local, en plus chocolat noir, on tourne, on fait des pauses, on magasine, on boit l’apéro, vermouth blanco ou vermouth négro (rouge) à une terrasse des Ramblas, ça rime. Les Ramblas, c’est le centre nerveux de la ville, la promenade traditionnelle, bruyante et ombragée, dont il n’est pas humain de se lasser, avec ses spectacles, ses peintres, ses fleuristes et ses volières (le vermouth, prenez-le avec des moules et des olives, et aussi du saucisson). À Barcelone, on fait un saut sur le Port Olimpic, transformé en station balnéaire chic, les noceurs s’encanaillent de nuit au Mare Magnum, cauchemar de boites, de spots et de ziquemu à donf. On arpente la Place de la Catalogne et le Corte Ingles, la Samaritaine de Barcelone, avant de s’engouffrer dans le barri gothic (vieux quartier gothique) et l’Eixample, aux rues à angle droit qui, d’avion, le fait ressembler à une tablette de chocolat. Il ne faut pas rater la Sacrada Familia, église de Gaudi éternellement inachevée, qui gagnerait d’ailleurs à le rester, le parc Güell et, tant qu’on parle de Gaudi, l’architecte fou, la Pedrera, dont on visite les terrasses et un appartement meublé et décoré, puis la Fondation Miro et le musée Picasso …

À Barcelone,
on déguste en terrasse des tapas basques à la Txapela, arrosés d’une sangria au Txacoli, vin blanc basque agrémenté de citron, on choisit sur son set de table parmi 51 photos de tapas, plus appétissants les uns que les autres … En remontant le passeig de Gracia, on arrive, logique, au quartier de la Gracia, le quartier sympa qui bouge le soir, où on mange pour pas cher et où on trouve toujours un coin pour boire un verre. Par passeig, vous entendez passage : erreur, c’est une avenue aussi large que la ville est belle. Toujours en terrasse, on profite des plats pas chers du Restaurant Ra, place de la Gardunya, juste derrière le marché de la Boqueria, sur les Ramblas (métro Liceu).

Quoi d’autre à Barcelone ? Des millions de choses ! Y revenir chaque année devient un frénétique besoin. Si, tiens, un truc : des tee-shirt très rigolos, sortis de l’esprit ravagé d’un artiste de Pampelune, il y a un petit magasin pas loin du métro Jaume, vous pouvez aussi les voir et les commander par internet sur le kukuxumusu.com. Quoi d’autre encore ? On y va quand ? Quand vous voulez, hiver ou été, mais visez le 23 (avril, fête des amoureux, on offre une rose aux filles, elles offrent un livre aux garçons, juin, la fiesta del fuego, délire total, septembre, le Mercé, la fête annuelle encore plus délirante).

Un peu de lecture ? Le numéro spécial 105 de SAVEURS (mai 2001, 35 F.), le numéro 69 d’ULYSSE consacré à Barcelone (de décembre 1999) et le Guide LONELY PLANET, la Rolls des Guides quand il n’y a pas d’Autrement (et il n’y a pas d’Autrement pour Barcelone, dommage). Todos, nada, no passa nada ... je sais dire que ça, avec siesta, mais vamos quand même à Barcelona, et bons tapas !

paru dans le Gazoline 70 de juillet 2001
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline

 

 
Barcelone est un carrefour aérien
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En arrivant à l’aéroport de
Barcelone, le plus simple est

d’emprunter l’Aérobus
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Visitor Travelcard
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pour l’aérogare à tous les
transports urbains
sauf le bus touristique
dont vous pouvez vous passer

Si vous rencontrez un problème
avec ou dans un aéroport
espagnol, ça m’étonnerait, mais
on ne sait jamais, contactez
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réputée … on est encore loin de
l’Orient Express mais on s’en
rapproche.
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Grande Classe
Affaires et Touriste


départ de Paris Austerlitz
à 20 heures 30
halte à Gérone au petit matin
arrivée tout frais à Barcelone
à 8 heures et demie après une
bonne douche (seulement en
cabine Grande Classe, on se contente du lavabo en Affaires et en Touriste)
L’AR est entre 2.000 et 2.500 F.
en Affaires, il faut compter pas
loin de 3.000 F.
en Grande Classe.

Infos dans les gares et sur le
web belge (ben oui), espagnol et
français (quand ça marche)
Nouveau parcours
pour le TrainHôtel Talgo
qui squeeze Dijon pour passer par
Orléans-les-Aubrais
Blois et Poitiers 08 36 35 35 35
(0,34 €/minute)


Pas de doute : j'avais du mal à croire que Pierre-Brice pouvait avoir toujours raison et pourtant c'est vrai : emballée j'ai été de ce petit week-end à Barcelone , une ville étonnante, passionnante je dirai unique, modernisme à vous couper le souffle beauté de l'agencement de tous matériaux bois, verre, mosaïques, bref on est au coeur de l'art et très proche d'un univers poétique, insolite avec en plus un soleil magnifique en plein mois de février ... si je vous disais qu'on a mangé dehors en tee-shirt sur les Ramblas avec 25° pendant qu'il grêlait à Paris ... de quoi rêver non ? bref tout l'Espagne est là à Barcelone une ville animée, vivante mélange de sangria et de bonne humeur (et on dit pas cela par l'abus de boissson) on a aimé à 1OO% et Pierre-Brice a raison ! On a qu'une envie c'est  d'y retourner!
Dorénavant avant de partir je ferai toujours un petit tour sur le site de Pierre-Brice pour faire de judicieux choix de voyage, alors Pierre-Brice valise au bras dépèche-toi de nous transmettre tes infos... vive le prochain voyage !!!
Évelyne & hervé (02/05)


retrouvez aussi Barcelone
sur le web

La web de la ciutat de Barcelona
en espagnol

The website of the Barcelona city
en anglais

Le catalogne.infotourisme.com
est le site français de l’office de
tourisme, de culture et de
gastronomie (on peut aussi y manger, assez bien pour assez cher), installé à Paris

le barcelonaturism.com, assez
complet et pas mal illustré
Quant au site officiel de l’Espagne
en France, c’est le site officiel de
l’Espagne en France, qui répond à
vos questions quand il a le temps

Le Can Nau
place Esquiladors, à Peratallada
972.63.40.35
carte en français, accepte visa

La Maison de la Catalogne à Paris
Cour commerce Saint-André
entrée 130 boulevard Saint-Germain
75006 PARIS
métro Odéon
01.46.34.42.30

Pourquoi ne pas découvrir
Barcelone à l'occasion
du Marché de Noël Santa Llucia ?
Ou alors, un autre Marché de Noël
plus au Nord ?