|     |     |     |     |   La Fourmi, cyberlibrarie  |     |


    

    l'annuaire bourré d'idées !
    liens vers ce site
    recommander ce site
    trucs & astuces
    voyager intelligemment
    labels logos & agréments
    des services pratiques
    le kiosque à journaux

   

    
    

    acheter son billet d'avion
    pierre-brice prend l'avion
    louer une voiture
    réserver sa chambre d'hôtel
    choisir un hôtel Accor
    Hôtel Club : moteur de résa
    mes agences de voyage
    voyager en bateau
    traverser en ferry

    vous avez un problème ?
    prendre le train
    louer pour les vacances

    

     lexique de tous les soins
     l'annuaire de la thalasso

     
     

   l'annuaire bourré d'idées !

     
 
les gastronomades d'Angoulême


Un journaliste d’investigations doit oser prendre des risques et mettre s’il le faut sa vie en danger quand la vérité est bafouée : il en va de la survie et de la dignité de l’espèce humaine ! J’ose aujourd’hui affronter tous ceux qui ne connaissent Angoulême que pour son festival de bédé, et j’affirme avec le courage qui me caractérise qu’ils sont coupables d’hérésie : Angoulême doit avant tout être célébrée pour ses Gastronomades ! Qu’on pende comme des jambons les mécréants qui prétendront la contraire ! Laissons la bédé et célébrons le saucisson ! Bon d’accord, Angoulême est aussi la capitale mondiale de la bédé, avec son célébrissime Musée et son Festival International, mais Angoulême est surtout la capitale de la Charente, département limitrophe de tout, du nord, du sud et du centre, département gourmand et gourmet, raffiné et rural, voisin du Périgord et des vignobles bordelais, de l’Océan et des Monts d’Auvergne (presque), un département qui a tout compris, tout observé et tout digéré, qui fait mieux qu’ailleurs, sans bruit, discrètement, fièrement, un département de passage dans lequel désormais vous allez vous arrêter, c’est moi qui vous le dit ! Les Gastronomades, c’est le rendez-vous international de l’art de vivre et du bien manger charentais, elles envahissent la Ville qui se constelle de " bulles ", d’espaces et de chapiteaux, où les dégustations sont élevées au rang de Grand Art ! Vous ne raterez sous aucun prétexte celui du Club 16 des Saveurs Charentaises, installé face au marché couvert, à l’entrée de la vieille ville et des rues piétonnes.

Le Club 16 des Saveurs Charentaises, c’est le top du must, le must du top : des artisans, éleveurs et cultivateurs passionnés et passionnants, qui revendiquent le droit de produire frais et vrai, la fierté d’être charentais, la force de ne faire que du bon et de l’apprécier. Les Gastronomades vous permettent de découvrir des saveurs et de vous attacher à ceux qui vous les mitonnent avec amour.

Après, vous reviendrez les rencontrer, chez eux, tranquillement, pour faire des provisions et passer un bon moment. Attention ! Ce ne sont pas des doux dingues qui se la coulent douce dans leur trou, mais des pros qui gèrent avec rigueur des exploitations agricoles : ils seront heureux de vous les faire visiter, ayez la correction de prendre rendez-vous en vous recommandant de Gazoline, et ayez la gentillesse d’acheter les produits qui vous font envie.

Aux Gastronomades, vous raffolerez de tout, comme par exemple des Foies Gras des époux Bachelier. Bruno s’occupe des canards et d’internet pendant que Marie-Laure invente des recettes. J’ai personnellement succombé au foie gras frais macéré dans du vin blanc et farci avec du citron macéré dans du pineau, la douceur est à son comble et les arômes fondent dans la bouche pour titiller les papilles, j’ai adoré le foie gras frais farci aux figues, un mélange très surprenant et extrêmement séduisant, j’attends avec l’impatience d’un fauve affamé (et pourquoi pas un peu de lyrisme ? le foie gras frais au cacao présenté pour la première fois aux Gastronomades 2000 ! Une raison de plus de nous y croiser. Je rassure les moins téméraires, vous trouverez chez les Bachelier, mégaprimés au Concours des Saveurs de Poitou-Charentes, des produits plus traditionnels, découpes de canard, foie gras, magret, tournedos de canards …

En apéro, le cassis et le cognac de Jean-Yves Chaignaud, avec le grillon charentais de Jacques Boiron, largement étalé sur de gigantesques tartines. Ah, le grillon ! Redoutable pour la ligne, mais si bon que c’est un truc à se damner ! Vous irez aussi, le dimanche après-midi, découvrir la ferme des époux Braquilanges, qui, face aux rochers d’escalade des Eaux Claires, se sont lancés dans l’élevage de cerfs et de biches en 1989, après avoir testé les lapins angora, qui prennent nettement moins de place. Cent cinquante bestioles produisent deux tonnes de viande par an, venaisons, pâtés, saucisse sèche (un régal), viandes à griller, civets, vendus à la ferme et par correspondance (sauf les produits frais, évidemment). Thierry appellera son troupeau et vous les verrez tous débouler au grand galop pour se ruer sur les céréales comme moi sur leurs futures terrines. Ensuite, ces deux passionnés vous parleront de leurs bêtes, ils se feront pédagogue pour vous raconter le daguet, dont on ne peut pas connaître l’âge en comptant les ramifications des bois, contrairement à une idée largement répandue. Les Braquilanges vont bientôt ouvrir un gîte d’étape, je vous raconterais, ils ont déjà une boutique (tous les jours sur simple appel téléphonique), et ils font partie de l’association " les produits de la ferme ", qui édite une brochure avec tout plein d’adresses intéressantes.

Quoi d’autre ? Le fromage ! On a oublié le fromage !

Avez-vous, un jour, discuté avec des chèvres ? Moi non plus, avant de rencontrer les cinq cents copines d’Alain Jousseaume, des biquettes tout à fait sympathiques, bien élevées à l’herbe fraîche, au foin et aux céréales, le tout produit sur l’exploitation ! La Taupinette et la Taupinière sont des chefs d’œuvre (surtout la Taupinière avec deux mois d’affinage, qui se casse quand on la coupe, c’est typique des fromages moulés à la louche), vous devez les réclamer à cors et à cris à votre fromager, qui les trouvera à Rungis et chez d’autres grossistes. Alain et son papa font aussi un des meilleurs Pineaux qu’il m’ait été donné de goûter ! Avec le fromage, la salade. Pourquoi ne pas l’aromatiser d’une huile de noix ou de noisette artisanale du Moulin de la Forge, alimenté par l’eau du ruisseau ? Elles sont excellentes et pures, que du fruit écrasé, broyé après avoir été chouchouté.

La Charente, forcément, c’est le Pineau et le Cognac. Niveau Pineau, je vous conseille aussi la distillerie de la Famille Rivière, entourée de ses vignobles de colombard (c’est la race du raisin), qui produit le Pineau François Premier, marque déposée par le grand-père visionnaire en 1934, qui savait de quoi il parlait, puisque la famille fait le viticulteur depuis 1804 ! Avant le fameux grand-père, toute la production était vendue aux grandes marques de Cognac. Le Pineau François Premier est encore distillé au charbon la nuit et au bois le jour, dans deux alambics de cuivre rouge astiqués comme les bijoux de la couronne. La visite vaut le détour, surtout que Monsieur Rivière père roule en Ferrari 330 GT de 1967 ! Les Pineaux de cinq ans ou de seize ans, sont présents dans les plus grands restos de France, j’ai vérifié !

Attention : le Pineau, composé à 75 % de jus de raisin et 25 % de cognac, ne vieillit qu’en barrique. Embouteillé, il ne vieillit plus. Un Pineau de 100 ans embouteillé depuis 99 ans ne serait qu’un petit pineau jeune. Vous trouverez sûrement quelqu’un pour vous raconter qu’une certaine nuit de décembre, l’évaporation soudain s’accélère pour augmenter la Part des Anges … Vous pouvez le croire ou non. Les bouilleurs de cru qui tutoient les anges tous les jours ne sont guère diserts à ce sujet, mais ils prétendent aussi, hors caméra, que le Père Noël n’existe pas !

Il nous reste le Cognac. On est d’accord : le cognac est un digestif qui se boit dans un verre très ballon qu’on réchauffe longuement au creux de la main, avachi dans un fauteuil en cuir en tapotant, sous une tête de sanglier, le crâne de son fidèle épagneul. Vous avez tout faux. Pour libérer ses arômes puissants, le cognac doit être bu dans un verre cheminée, et le cognac glacé est une merveille pure. En le réchauffant, on le ré-alcoolise, il est donc plus fort, et moins goûteux. Ensuite, le cognac se boit aussi en apéro. Vous pouvez l’essayer avec un Perrier ou un Perrier rondelle, un Schweppes, du Canada dry …
Le cognac se veut un alcool jeune, qui se déguste en jeans, il s’est fait un lifting et drague les ados en se mélangeant au coca. Évidemment, faites vos cocktails avec du VS ou du VSOP (bas de gamme), et gardez le XO pour le digestif. Quatre grandes marques de cognac se partagent 95 % du marché mondial, et plusieurs petits producteurs le reste. Parmi les quatre grands, Rémy Martin : si le barman ne vous comprend pas quand vous lui commandez un Rémy Tonic (je traduis : un cognac Schweppes), ou s’il vous le fait payer une fortune, caftez à Dominique Jousson, ambassadeur international de la marque, qui ira l’éduquer. Vous pouvez essayer, au restaurant gastronomique La Ribaudière, un menu spécial tout au cognac, imaginé par Monsieur Rémy Martin lui-même : avec les plats, on vous servira différents cognacs, à différentes températures.
Étonnant avec le poisson et la viande, le cognac s’accommode du fromage, mimolette ou bleu, et accompagne bien le dessert. La Ribaudière est un excellent restaurant, dans un cadre enchanteur, où vous pouvez aussi boire et manger ce que vous voulez : le menu cognac n’est qu’un parmi d’autres (de 135 F. à 320 F., celui au cognac est à 350 F.).

Angoulême, pour vous les passionnés, c’est aussi le Circuit des Remparts, course d’anciennes organisée chaque mois de septembre, qui fait revivre le fameux Circuit des Remparts où depuis des lustres vrombissent les moteurs (même Michel Vaillant y a couru, je vous laisse retrouver dans quel album).

Avant de quitter Angoulême, faites un saut à la Chocolaterie du même nom, en face de l’Hôtel de Ville depuis 1876, et à sa nouvelle succursale, salon-de-thé-glacerie dédiée à la pâtisserie. Daniel Hue et Jean-Christophe Crosnier ont repris l’enseigne et ses spécialités, ils en ont créé d’autres et ont innové, tout en conservant la boutique bonbonnière au charme désuet classée monument historique depuis 1916. Je vous conseille la ganache (crème et chocolat) aromatisée, la Duchesse à la liqueur de Cognac, la Marguerite et les Nougastelles, au cœur de nougatine enrobé de Grand Cru de Madagascar, mais aussi, soyons francs, les pâtes de fruits, le chocolat pur à et tout le reste.

La Charente et les Gastronomades, c’est enfin, je garde toujours le meilleur pour la fin, un excellent et totalement inconnu Vin de Pays Charentais de cépage merlot, qui épatera les palais les plus blasés. C’est un vin généreux avec un sacré caractère, qui n’est pas sans rappeler ses cousins du sud-ouest, en plus suave, avec des caudalies rustiques prononcées, un vin de terroir qui s’épanouit en bouche quand il est bien accompagné et bu avec des amis. Chez Pascal Gonthier, propriétaire récoltant, il est d’une qualité et une saveur à ébouriffer un chauve. Ce vin est divinissime avec les Canards (les pauvres méritent la majuscule, ils ne sauront jamais combien ils sont bons !) de Bachelier, les venaisons des Braquilanges, la Taupinette et la Taupinière d’Alain Jousseaume (surtout la Taupinière affinée), le grillon charentais de Jacques Boiron … Je cherche un synonyme pour vous faire comprendre combien ce vin est bon … J’ai trouvé ! Il est Charentais !

D’ailleurs, Charente tout de suite chez moi pour m’en taper une ‘tite bouteille à la santé du Club 16 ! N’oubliez pas que Noël est proche : faire ses courses aux Gastronomades, c’est moins glauque qu’au supermarché bondé du coin. Du coin-coin, diraient les potes de Bruno Bachelier. Bonnes Gastronomades !

partiellement paru dans Gazoline 62 de novembre 2000
et dans Gazoline 66 de mars 2001
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline

 

 

La 11e édition des Gastronomades
d’Angoulême se tiendra
fin novembre 2005
près de 89.000 visiteurs
ont apprécié les 10èmes
Gastronomades d’Angoulême
en novembre 2004 ... et j'y étais !

Tout le programme
sur le site des
Gastronomades


retrouvez toutes mes bonnes
adresses à Angoulême

les pages spécial Cognac et Pineau de Vin sur Vin

la page spéciale Vin de Pays Charentais de Vin sur Vin


louez votre voiture
au meilleur prix
choisissez et réservez
en direct sur ce site
votre chambre d'hôtel

retrouvez toutes mes bonnes
adresses à Angoulême





vous pouvez
réserver votre hôtel en ligne
ou
préférer un hôtel Accor
vous pouvez aussi
trouver et acheter le billet d'avion le moins cher du marché
vous pouvez
consulter en ligne
toute une série
d'idées de week-ends
et d'
escapades
clés en main

interroger la fourmi
sur
les meilleurs guides
touristiques et
gastronomiques

choisir
un bon bouquin
pour vous accompagner
ou
un polar palpitant

Bruno et Marie-Laure BACHELIER
16320 VILLEBOIS LAVALETTE
05.45.24.00.08
envoyer un mail
à Bruno et Marie-Laure


les époux Bachelier ont fermé leur boutique
au centre-ville d'Angoulême
et ouvert un stand sur le Marché d'Angoulême (sous la halle) ainsiq ue dans leur exploitation


Jean-Yves Chaignaud
16250 PLASSEC ROUFFIAC
05.45.64.08.67

Jacques Boiron
Domaine de Jacquiot
Plassac
16250 BLANZAC
05.45.64.08.67

Thierry et Karine de Braquilanges
Les Eaux Claires
16400 PUYMOYEN
05.45.61.35.52
visites organisées le dimanche
après-midi

Les produits de la ferme
en vente directe
Chambre d’agriculture
16016 ANGOULEME cedex
05.45.24.49.49

GAEC Alain Jousseaume
Roullet Saint Estèphe
05.45.66.33.41

Moulin de la Forge
Rancogne
16110 La Rochefoucauld
05.45.23.10.32

Domaine des Gatiauds
de la famille Rivière
Angeac par Chateauneuf
05.45.97.02.66

La Ribaudière
Bourg Charente
30 km d’Angoulême
à côté de Cognac
05.45.81.30.54

Pascal Gonthier
Domaine Pierrière-Gonthier

16170 ST AMANT DE NOUÈRE
05.45.96.42.79

Chocolaterie Duceau

la mythique chocolaterie
centenaire reprise par un artisan
de talent qui perpétue et
développe la tradition
face à la mairie, 05.45.95.06.42
Parfum Sucré, 05.45.38.31.67
petit resto avec terrasse tenu à
deux pas par Madame
pâtisserie-chocolaterie
colorée et confortable
9 rue des Postes
face à l'Hôtel de Ville

retrouvez toutes mes bonnes
adresses à Angoulême

les pages spécial Cognac et Pineau de Vin sur Vin

la page spéciale Vin de Pays Charentais de Vin sur Vin